En 2026, vous ne pouvez pas rester sur les sentiers battus pour espérer tenir la distance. Il faut désormais savoir quand il est temps de tracer son propre chemin.

Nous avons interrogé plus de 1 000 spécialistes du marketing et analysé plus de 18 millions de conversations en ligne pour découvrir les tendances du marketing digital qui marqueront 2026. S'il ne fallait retenir qu'une seule chose ? Les marques qui se distinguent ne sont pas les plus imposantes. Ce sont celles qui ont une identité forte. Elles troquent le contenu lisse pour l'honnêteté, recherchent la pertinence et préfèrent la participation authentique au "trendjacking".

Cette année, le rapport des Tendances du Marketing Digital révèle ce qui permet aux marques de prospérer dans le chaos, de la culture des « Little Treats » (petites récompenses) au storytelling des employés en passant par la transgression stratégique et au-delà. Vous pouvez consulter notre méthodologie complète au bas de ce rapport.

Plongeons nous dans les tendances du marketing digital qui vont façonner 2026 :

  1. Seules les marques ayant une identité forte prospéreront à l'ère de l'IA
  2. Le trendjacking est dépassé. Une participation sincère est incontournable.
  3. Essayer est à nouveau au goût du jour (et les marques peuvent arrêter de jouer la prudence)
  4. La culture des « petites récompenses » a un impact conséquent
  5. Le marketing de nostalgie est parti pour durer
  6. Les employés sont désormais des architectes de marque, et pas seulement des porte-parole
  7. Votre superpouvoir est votre capacité stratégique à enfreindre les règles
  8. La fatigue numérique pousse les marques à rencontrer les consommateurs hors ligne
  9. L'analyse des tendances est devenue courante
  10. L'IA transforme la façon dont les gens découvrent les marques
  11. Gen Alpha : la prochaine grande audience est en pleine croissance

1. Seules les marques ayant une identité forte prospéreront à l'ère de l'IA 

L'IA a suralimenté la création de contenu. L'inconvénient ? Le slop.  

Utilisé pour décrire un contenu demandant peu d'effort, généré par l'IA ou peu inspirant, le terme « slop » est devenu grand public. Les mentions en ligne de « slop » ont augmenté de plus de 200% en 2025. Les utilisateurs de réseaux sociaux dénoncent un marketing paresseux, et un contenu trop souvent générique. 

Les gens en ont assez de voir leurs fils d'actualité encombrés de publicités excessives et de posts sans intérêt qui éclipsent le contenu authentique et humain. Et le sentiment est amer : 82% des mentions de « slop » catégorisées par sentiment sont négatives

« Je pense que l'année prochaine, la plus grande compétence sera de savoir comment adopter un ton humain. Aujourd'hui, n'importe qui peut produire du contenu, mais tout le monde ne sait pas vraiment intéresser les gens. »
— Participant à l'enquête Brandwatch, octobre 2025

Cette frustration pousse les audiences à se tourner vers les contenus de marque intentionnels, originaux et surtout humains. Comme le dit Marc Meyer, responsable des réseaux sociaux chez Revvity : « L'industrie est en mode IA pour tout en ce moment, en particulier concernant la création de contenu. » Ce qui aseptise le contenu au point que les consommateurs le perçoivent et s'en méfient. »

Le contenu qui semble sans âme est rejeté. Les marques les plus intelligentes utilisent l'IA générative pour créer un contenu de meilleure qualité, et pas seulement en plus grande quantité. L'IA devient un amplificateur de créativité, et non un raccourci. Et les marques gagnantes seront celles qui associeront créativité humaine et storytelling à la vitesse de l'IA. 

À l'ère de l'IA, les audiences exigent d'autant plus l'authenticité. Mais cela ne signifie pas pour autant d'éviter complètement l'IA. Mais plutôt avoir conscience de l'utilisation que vous en faites. Des prompts de haute qualité, une révision humaine et une forte personnalité de marque empêchent les marques de tomber dans le piège de l'IA.

2. Le trendjacking est dépassé. Une participation sincère est incontournable.  

S'intégrer est le plus gros point fort d'une marque. 

Lorsque Tommy Hilfiger a rejoint la tendance virale « airball » sur TikTok, il n’a pas mis en avant un produit ni inondé les feeds de publicité flagrante. La marque a simplement participé, en s'inspirant de ce qui était tendance à l'époque. Résultat ? Plus de 2 millions de mentions « J'aime » et une section de commentaires ultra-positive. 

C'est la différence entre participer à une tendance et l'exploiter. 

En 2026, les audiences récompensent les marques qui apportent aux moments culturels, et non celles qui essaient de les détourner. Et les spécialistes du marketing le remarquent. 50% d'entre eux affirment qu'un contenu authentique et non poli sera une tendance majeure en 2026. Après tout, l'ère du trendjacking s'estompe rapidement. Les consommateurs savent quand les marques essaient de se frayer une place en exploitant une tendance pour vendre un produit.  

Qu’il s’agisse d’une marque de maquillage critiquée pour avoir engagé une célébrité controversée ou d’une chaîne de restaurants tentant de se refaire une image après de mauvais retours client, les marques ne pourront pas forcer leur pertinence en 2026. Au lieu de cela, les marques qui démontrent une véritable participation car celle-ci est pertinente sont celles qui en récolteront les fruits. 

« Soit vous menez la danse en enrichissant la conversation avec de nouvelles idées ; soit vous êtes en position d'influence, car vous avez un autre point de vue ; soit vous êtes à la traîne, si votre marque n'apporte rien au-delà de ses produits et ses propositions de valeur. » – Marcus Collins,« La culture est une stratégie » pour Brandwatch Originals. 

Aujourd'hui, le marketing ne doit pas ressembler à du marketing. Les professionnels doivent résister à la tentation de s'emparer de la conversation avec un contenu décorrélé, car les marques qui captent l'attention sont celles qui apportent une véritable valeur ajoutée. 

3. Essayer est à nouveau au goût du jour (et les marques peuvent arrêter de jouer la prudence) 

Pourquoi le contenu généreux et l'artisanat visible triomphent en 2026.  

Après des années d'esthétique « détachée » et de minimalisme uniforme, les choses changent et l'effort fait son grand retour.  

Le phénomène de la culture pop de K-Pop Demon Hunters en est un excellent exemple. Sans fanbase intégrée, sans push marketing majeur et avec des chanteuses relativement peu connues, il est devenu le film d’animation le plus regardé sur Netflix. Pourquoi ? Parce qu'il fournit un effort : belle animation, profondeur émotionnelle et bande son fantastique.  

Certains l'ont qualifié de malaisant : le genre de spectacle aux émotions exagérées qu'on aurait qualifié de « too much » il y a quelques années. Mais cette fois-ci, ça n'a pas dérangé le public. Les audiences l'ont adoré, car il ne craignait pas la sincérité. Dans un monde rempli de médiocrité liée à l'IA et de suites cinématographiques frileuses, cette sincérité était exactement ce que les gens recherchaient. 

Et ça ne concerne pas qu'un seul film. Les mentions positives quant au "cringe" ont bondi de 25% en 2025. Ce qui aurait autrefois tué le « facteur cool » d'une marque est désormais son plus grand atout : un enthousiasme authentique et un effort visible. La perfection sans effort n'est plus novatrice, il faut maintenant y mettre tout son cœur. 

En termes d'image de marque cela signifie que la tendance à l'uniformisation, poussant les marques à adopter la même esthétique minimaliste, est révolue. Avec des fils d'actualité saturés par le contenu IA et des audiences plus averties que jamais, le perfectionnisme de façade est immédiatement repéré.

« Les gens veulent des marques et des produits réels et récompensent la connexion. 2026 sera une année pleine de sens, et pas seulement une année de métriques. »
— Ghassan Kassabji, CEO d'Impact BBDO Dubai

Aujourd'hui, les consommateurs veulent que vous vous souciez de votre produit, de votre communauté et de votre impact. En 2026, les marques qui gagneront seront celles qui prendront le risque de montrer qu'elles se soucient réellement de ce qu'elles font.

4. La culture des « petites récompenses » a un impact conséquent 

Les petits plaisirs connaissent un énorme moment marketing. 

Lorsque le supermarché britannique Waitrose a lancé son programme de fidélité Little Treats (petites récompenses) en 2025, ce n'était pas une question de réductions. Mais une question de plaisir. Même si les programmes de fidélité ne sont pas nouveaux, le fait de positionner les récompenses quotidiennes comme des moments de joie inattendus s'inscrit dans une recherche croissante de « petits plaisirs ». 

Tandis que le coût de la vie augmente et que le stress quotidien grimpe, les gens trouvent du réconfort dans les petites choses. D'une gourmandise à un jouet nostalgique (on pense notamment aux Labubus), ces plaisirs à faible enjeu aident les gens à garder un sentiment optimiste. 

Les mentions de « petits plaisirs » ont augmenté de manière constante tout au long de l'année 2025, avec plus de 40 000 mentions par mois. De plus, 23% des spécialistes du marketing conviennent que le marketing de petits achats qui font du bien à l'esprit restera tendance en 2026

Au cœur de tout cela ? L'optimisme. Les gens cherchent activement des petites façons d'illuminer leur journée. Et la culture des petits plaisirs aide les gens dans ces petits gestes de bien-être personnel. 

Pour les spécialistes du marketing, la tendance met en évidence un passage de la vente de produits à la vente de positivité. La joie, la nostalgie et les petites victoires sont la clé. Assurez-vous de commercialiser des produits réconfortants et authentiques pour mettre le bonheur du client au cœur de vos campagnes. 

5. Le marketing de nostalgie est parti pour durer 

La nostalgie n’est pas nouvelle (évidemment). Mais elle reste puissante. 

Lorsque l'engagement explose autour d'une recette d'enfance sur les réseaux sociaux, il ne s'agit pas seulement du plat en lui-même, mais de ce qu'il représente. C'est exactement ce qui s'est passé lorsque @allrecipes a publié ses Party Puffs sur Instagram. Les commentaires n’étaient pas seulement nostalgiques, ils étaient aussi remplis d'émotions, car les abonnés ont retrouvé avec plaisir des souvenirs vieux de 50 ans. 

Bien que la nostalgie ne soit pas nouvelle dans le marketing ; nous avons couvert son essor dans les rapports précédents ; elle a toujours un impact énorme. Et en 2026, les consommateurs cherchent du réconfort à grande échelle. Les discussions en ligne sur la nostalgie ont augmenté de 18% en 2025, pour atteindre plus de 43 millions de conversations. Un grand nombre de personnes cherche activement du réconfort dans ce qui leur est familier.

Quel que soit votre âge, les sujets sont les mêmes : aliment-réconfort, jeux rétro, mode vintage et souvenirs d'enfance. Tout cela indique un besoin collectif continu de connexion émotionnelle. 

IKEA l'a parfaitement prouvé. La marque a relancé le Mannequin Challenge en 2025, mais ce n’était pas un simple retour nostalgique. Sachant qu’elle avait loupé le coche, la marque a tiré parti de la nostalgie collective pour présenter son offre de produits. Et cette combinaison a fonctionné. 

Les marques doivent réfléchir soigneusement aux moments qu'elles exploitent et pourquoi. Un marketing nostalgique efficace en 2026 ne consiste pas à ajouter un filtre rétro à une campagne, mais à comprendre les points de contact culturels qui déclenchent une véritable émotion chez votre audience.

Qu'il s'agisse de produits en édition limitée ou de collaborations avec des créateurs, les marques ne vendent plus seulement des produits. Elles vendent la sensation chaleureuse et apaisante que procure un retour chez soi. 

6. Les employés sont désormais des architectes de marque, et pas seulement des porte-parole 

Les employés façonnent les marques de fond en comble. 

Lorsque Cisco a commencé à publier régulièrement des vidéos de leurs employés sur Instagram, ils ne s'attendaient probablement pas à accumuler des milliers de J'aime sur leurs posts ou des commentaires du type « J'adorerais travailler chez @Cisco 😍 ». Mais c'est exactement ce qui s'est passé.

Cela prouve que quelque chose de plus important se produit en 2026 : le contenu des employés ne stimule pas seulement l'engagement ; il façonne la marque elle-même.

Jason Brett, fondateur et directeur créatif chez Curated by Dapper & Suave, prédit que « les clients voudront en savoir plus sur la personne qui se trouve derrière la marque et voudront créer un lien direct avec elle » en 2026. Et il n'est pas le seul. Les consommateurs font davantage confiance aux employés qu'aux marques pour lesquelles ils travaillent. Les algorithmes favorisant le contenu personnel, les posts des employés deviennent souvent la première impression que les clients auront de votre marque. 

Désormais, le contenu généré par les employés (EGC) a évolué vers l'image de marque alimentée par les employés (Employee-Powered Branding). Les employés deviennent désormais les architectes du ton, de l'apparence, du comportement d'une marque, et même de la façon dont elle est découverte, et ce bien avant le lancement d'une campagne formelle.     

Les chiffres confirment cela. Selon LinkedIn, alors que seulement 3% des employés partagent du contenu sur leur entreprise, ces partages entraînent une augmentation de 30% de l'engagement total. Encore plus révélateur : le contenu partagé par les employés génère un taux de clics (CTR) 2 fois plus élevé que lorsque l'entreprise partage le même contenu.  

Pourquoi cela fonctionne-t-il ? Parce que l'authenticité transcende la quantité. Lorsque les employés partagent du contenu, qu'il s'agisse d'un lancement de produit, de leur routine café du matin ou de leurs réflexions sur les valeurs de l'entreprise telles que la durabilité, cela donne une image réelle.

Notre récent rapport sur les tendances social media 2026 a révélé que l'alignement des valeurs est un facteur majeur qui influence la confiance des consommateurs, mais la confiance ne se base pas que sur les grandes initiatives. Elle est aussi fondée sur des moments humains qui permettent aux gens de voir la véritable culture derrière le logo. 

Comme le dit Meghan Meeker, Social Media Director chez Brandwatch : « De nos jours, gérer une équipe social media sans programme d'employee advocacy revient à explorer une région sauvage sans carte. »

Et les marques les plus intelligentes n'encouragent pas seulement le contenu des employés, elles construisent toute leur présence de marque autour de celui-ci. Elles cherchent plus que des ambassadeurs externes ; elles renforcent les voix authentiques qu'elles emploient déjà, du poste junior à celui d'employé expérimenté.  

N'oubliez pas que vos employés ne sont plus seulement derrière votre marque. Ils sont votre marque. 

7. Votre superpouvoir est votre capacité stratégique à enfreindre les règles 

Lorsque jouer la carte de la sécurité ne fonctionne plus, ceux qui brisent les règles l'emportent. 

Lorsqu'un client de Ryanair publie une plainte concernant sa sélection de siège, l'équipe réseaux sociaux ne s'excuse pas. Elle riposte.  

L'impertinence fait partie de sa stratégie. Le Ritz enfreint aussi les règles : sa récente publicité du Super Bowl déclarait ouvertement que « Au Ritz, c'est tellement bon que c'en est agaçant. »

Différentes marques, même motif. En 2026, les plus performantes sont celles qui sont prêtes à ignorer les règles que suivent leur concurrence : adopter l'irrévérence, la conscience de soi et le chaos plutôt que le raffinement. 

La stratégie consistant à briser les règles devient rapidement un outil incontournable pour les marques qui souhaitent se démarquer. Les réseaux sociaux, autrefois inondés de voix commerciales, sont maintenant animés par des personnalités chaotiques et humaines. 

« Je m'attends à une hausse des positionnements de marque audacieux et rebelles : "Vous ne nous aimez pas ? N'achetez pas." Il existe un public avide de marques sans concession et sans compromis. »
— Ashley Winter, Spécialiste du marketing de contenu chez CEL Marketing PR Design

Même les petites marques s'y mettent. Prenez Hopper, le café indépendant basé au Royaume-Uni, par exemple. En s'appuyant sur l'humour et l'honnêteté de son personnel, parfois même au détriment de sa direction, la marque s'est construite une audience locale fidèle. 

La montée en puissance du contenu généré par les employés (EGC) ne fait qu'alimenter ce feu. Ces créateurs de contenus sur les réseaux sociaux deviennent le visage, l'humour, l'honnêteté et la personnalité des marques, créant des liens inatteignables pour le marketing traditionnel. 

En 2026, les marques doivent apprendre quelles règles valent la peine d'être enfreintes. Le contenu lisse n'est plus gagnant : les gens veulent des marques qui laissent entrevoir leur humanité. Donnez donc à vos équipes social media la liberté créative de sembler humain plutôt que commercial. 

« Enfreindre les règles de la marque pour la pertinence culturelle pourrait fonctionner... si c'est authentique. Si ce n'est fait que pour attirer l'attention, ça tombera à plat. À une époque où les gens sont incertains ou malheureux, les surprises, les avantages et les choses conçues pour remonter le moral fonctionnent à merveille. »
— Participant à l'enquête Brandwatch, octobre 2025

8. La fatigue numérique pousse les marques à rencontrer les consommateurs hors ligne

Pourquoi les expériences réelles sont plus importantes à l'ère de la fatigue numérique. 

Peloton n’a pas seulement publié un post sur le Marathon de New York en 2025, la marque y a également participé. Au lieu de diffuser un autre contenu social basique, Peloton a construit un stand d'encouragement pour réunir leur communauté en personne. 

C'est un petit moment, mais il reflète un changement plus important qui continue de s'accélérer en 2026 : les marques se rendent compte que la communauté n'est pas quelque chose que l'on diffuse, mais quelque chose que l'on crée. 

Le stand d'encouragement de Peloton au marathon de New York 2025.

Et ça ne s'arrête pas là. Les rassemblements sans téléphone comme Offline Club, Othership et Sofar Sounds prospèrent, car les gens recherchent une véritable connexion plutôt que du temps passé devant un écran ; tout cela en réponse à une fatigue numérique croissante et à une lassitude face aux interactions synthétiques avec les marques. 

Nous avons perçu le début de ce genre d'événement l'année dernière, avec une hausse du nombre d'événements en personne conçus pour leur attrait interactif et partageable. Mais en 2026, la motivation s'approfondit, avec des expériences réelles qui créent des souvenirs émotionnels plus forts, et donc des associations de marque plus fortes. 

« Les consommateurs recherchent des types d'engagement différents, basés sur le besoin de confiance humaine dans un monde piloté par l'IA. Nous observons une tendance à se tourner vers les micro-communautés de confiance (comme les serveurs Discord, les subreddits, les sections de commentaires intimes) et une soif d'expériences du monde réel. Il s'agit d'aller au-delà des interactions superficielles pour établir de véritables connexions humaines. »
— Katherine Wroblewski, Directrice de la stratégie intégrée chez Essence MediaCom/Media Futures Group

Les données le confirment : 57% des organisateurs d'événements ont signalé une augmentation de la participation en présentiel en 2025, et 75% des participants affirment que les expériences immersives les aident à déconnecter et à s'engager de manière plus significative avec les autres. 

La confiance continue de guider les décisions d'achat et étant donné que cette confiance se développe de plus en plus hors ligne, les marques doivent repenser ce que signifie « être présentes ». 

En 2026, les marques gagnantes ne se contenteront pas de publier du contenu. Elles seront présentes physiquement. Elles créeront des espaces pour que les gens nouent des connexions : sponsoriser des meetups, héberger des conversations, faciliter une communauté ; et le feront sans survendre.  

En bref, ne vous contentez pas de créer du contenu. Créez des connexions. 

9. L'analyse des tendances est devenue courante 

Aujourd'hui, tout le monde est analyste de tendances, et observe votre manière de jouer le jeu.  

Lorsque la musicienne Sophia James a publié sept vidéos pour une « petite expérience scientifique » et découvrir qui était ciblé par l'algorithme, elle a accidentellement révélé une chose plus importante : les consommateurs sont obsédés par la compréhension du fonctionnement des plateformes.  

Le phénomène « Group 7 » que Sophia a créé par inadvertance n'était pas seulement un moment viral. Des millions d'utilisateurs se sont mis à analyser pourquoi ils ont atterri dans le Groupe 7, en comparant les notes sur les modèles de distribution de TikTok et en décomposant l'algorithme en temps réel. 

@sophiajamesmusic

Groupe 7, qui êtes-vous ?

♬ So Unfair - Sophia James

C'est la nouvelle norme en 2026. Les gens ne réagissent pas seulement au contenu ; ils interprètent la machinerie derrière leurs fils d'actualité. Ils savent quand une publicité est conçue pour l'engagement, quand un TikTok est conçu pour la viralité ou quand une marque essaie délibérément de se positionner. Et le dénoncent de plus en plus. 

Les chiffres confirment cela. Le nombre de conversations sur le social listening et les insights sur les réseaux sociaux a augmenté de 29% en 2025, avec une augmentation de 106% du nombre de nouveaux auteurs ayant rejoint le réseau. Les discussions sur les algorithmes et les tactiques marketing ont également grimpé de 54%, avec 80% de nouveaux contributeurs en plus. Il ne s'agit plus d'un bavardage entre initiés. Mais du grand public.  

La culture technique des consommateurs est également en hausse : 64% d'entre eux utilisent désormais des outils d'IA générative. Ils comprennent comment les fils d'actualité et les algorithmes sont façonnés, et comment les marques façonnent ce qu'ils perçoivent. Mais plus important encore, ils veillent à ce que les marques soient à l’écoute en retour.  

La culture algorithmique est désormais à double sens. Les spécialistes du marketing et les consommateurs parlent le même langage. Cela signifie que le social listening doit aller au-delà des mentions de marque pour inclure une méta-conversation sur le marketing lui-même.  

En 2026, les marques doivent non seulement comprendre ce que les gens disent, mais aussi ce qu'ils remarquent. Les consommateurs savent que vous êtes à l'écoute et ils jugent vos réactions à cela. 

10. L'IA transforme la façon dont les gens découvrent les marques 

Il est temps de réviser vos tactiques de découverte. 

Lorsqu'un utilisateur demande à un grand modèle de langage (LLM) où acheter les meilleures chaussures de running, Nike n'apparaît pas, parce qu'il ne figure pas parmi les premiers résultats de recherche. Cela semble dû au fait que c'est le LLM qui a décidé de la réponse. En 2026, la visibilité est moins liée au classement qu'à la sélection. Les marques ne sont pas en concurrence pour la position, elles sont en concurrence pour être choisies par le modèle. 

De nouveaux navigateurs IA populaires comme Arc, Comet de Perplexity et Dia changent la façon dont les gens font des recherches. Au lieu de faire défiler les résultats de recherche, les utilisateurs reçoivent directement des réponses pré-filtrées. 67% des spécialistes du marketing s'accordent à dire que le comportement de recherche des consommateurs se déplace vers l'IA et la découverte sociale. La moitié des consommateurs utilisant une recherche basée sur l'IA aujourd'hui, il semble que nous ayons assisté au plus grand changement dans la façon dont la visibilité en ligne fonctionne depuis l'introduction des moteurs de recherche. Ce qui signifie que les marques doivent revoir le contrôle qu'elles ont sur la façon dont elles sont trouvées en ligne. 

Ce changement signifie également que le SEO traditionnel ne suffit plus. Le classement Google ne garantit pas votre apparition dans une réponse AI Overview ou Copilot. Et maintenant ? Le challenge est l'optimisation des moteurs génératifs. Les marques doivent être compréhensibles et dignes de confiance pour les modèles qui servent leur audience. 

« Se concentrer sur l'intention de l'utilisateur, combiner GEO avec personnalisation et optimiser le contenu pour les extraits en vedette, les recherches vocales et les aperçus générés par l'IA sera la clé pour stimuler la visibilité, l'autorité et la croissance à long terme. »
— Participant à l'enquête Brandwatch, octobre 2025.

En 2026, il s'agit d'être sélectionné et non mis en avant. Les marques devraient se concentrer sur le GEO en renforçant les signaux utilisés par l'IA pour vérifier les informations : des données structurées apportant des détails comme le prix et les ingrédients, des flux de produits avec disponibilité et tarification en temps réel, des pages FAQ complètes et une propriété de contenu et des sources claires. Ces éléments sont désormais aussi importants que les mots-clés. 

Ne lésinez pas non plus sur les réseaux sociaux. Reddit et LinkedIn font partie des cinq domaines les plus cités par les LLM. Il est donc essentiel d'y être présent. Et rappelez-vous que l'IA lit également les images, les légendes et les transcriptions. Soyez donc cohérent sur tous les points de contact. Si un modèle peine à vous comprendre, les consommateurs ne vous trouveront pas. 

11. Gen Alpha : la prochaine grande audience est en pleine croissance 

Les membres les plus âgés de la génération Alpha auront 16 ans en 2026 : avez-vous déjà un plan marketing pour eux ? 

La génération Alpha n'est plus un groupe démographique distant. Les plus âgés viennent d'avoir 15 ans : ils sont assez âgés pour avoir des comptes sur les réseaux sociaux, assez âgés pour façonner les tendances et assez âgés pour faire des choix de consommation indépendants. Alors que les jeunes de la génération Alpha restent dépendants de leurs parents, cette génération n'est plus si lointaine : ce sont des participants actifs de la culture en ligne. 

Et leur impact est indéniable : la génération détient désormais un pouvoir d'achat de 100 milliards de dollars, les plus âgés contrôlant de plus en plus la façon dont cet argent est dépensé.  

Les 4 millions d'abonnés YouTube de la gymnaste et influenceuse Amyah Bennett, âgée de 14 ans, prouvent que la génération Alpha ne se contente pas de consommer du contenu, elle le crée et décide de ce qui mérite une attention particulière. Elle doit son succès au fait de parler leur langage : proximité, authenticité et personnalité sans filtres. Ce n’est pas seulement une créatrice, mais aussi un aperçu de la prochaine ère d’influence. 

Cette génération arrive à maturité dans un paysage numérique fondamentalement différent de celui de toute autre génération qui l’a précédée. Ses membres grandiront en traitant l'IA comme un collaborateur créatif, et non comme une nouveauté. Ils ne font pas de distinction entre « vie en ligne » et « vraie vie », tout est la vie. Et ils s'attendent à participer aux mondes des marques (comme Minecraft et Roblox), et ne se contenteront pas de les consommer. 

Les marques qui trouveront un écho chez la Gen Alpha ne sont pas celles qui suivent les règles du marketing traditionnel. Mais celles qui créent des expériences interactives, qui prennent la parole par le biais de créateurs de confiance et qui apparaissent là où la Gen Alpha est déjà. En 2026, il faudra y être attentif, car les Alphas les plus âgés ouvrent déjà la voie pour toute leur génération.

Méthodologie 

Ce rapport a vu le jour grâce à un mélange de recherche qualitative et quantitative. Nous avons interrogé plus de 1 000 spécialistes du marketing sur le paysage social en 2026 et avons combiné cette enquête avec les données de Brandwatch Consumer Research, dans lesquelles nous avons examiné les tendances dans les conversations en ligne entre le 1er janvier 2025 et le 31 octobre 2025. Les références à « la période précédente » font référence aux 10 mois précédents cette période.  

Tout au long du processus, nous avons travaillé en étroite collaboration avec des experts internes analysant chaque jour les données et les tendances des réseaux sociaux, ce qui nous a aidés à valider et à renforcer nos résultats.

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